• Maxence Jahan

À vos manettes - Laissez-nous jouer !

Journal nº5 - 02/04/2021


Dans cette édition nous allons répondre à la question posée par tous les parents : Jouer au jeu vidéo est-il néfaste pour la scolarité ? Martin, élève ingénieur à Polytechnique à Paris nous raconte son histoire et ce qu’il en pense.


“Je suis fils d’expatriés, mon père travaille dans le pétrole, ma mère est institutrice et j’ai donc fait pas mal de pays d'Afrique. J’y ai vécu pendant sept ans et j’ai fait la plupart de ma scolarité là-bas jusqu’en première incluse.”

Martin m’explique qu’il est ensuite accepté à l’école Louis le Grand à Paris grâce à ses performances scolaires, les lettres de recommandations de ses professeurs mais également parce qu’il avait vécu dans des pays étrangers (ce qui est très recherché par les écoles). Il fait sa classe préparatoire dans ce lycée puis est admis à Polytechnique pour quatre années. Il en est à sa deuxième.


Pourquoi parler de Martin ? C’est pendant ses années de collège et lycée que Martin joue le plus aux jeux vidéo. Il y consacre alors entre 5 et 10 heures par semaine. Puis cela change lors de son arrivée en classe préparatoire où il affirme avoir moins de temps pour ses divertissements. Martin passe d’environ une heure et demie par jour à une fois par week-end. Puis il réussit à s’adapter au rythme de ses études et commence à se libérer du temps pour continuer à jouer et avoir d’autres loisirs.


“Souvent, je joue à des jeux en ligne car je trouve ça plus intéressant et on peut y jouer avec ses amis. Mais je joue également à d’autres jeux qui permettent le développement de la logique, de l’entraide, de la créativité, etc.…”

Martin décrit sa vie lycéenne comme enrichissante car il aime apprendre et prend plaisir à aller à l’école. Mais comment arrive-t-il à trouver le juste milieu entre l’école et les jeux ?

Pour lui, la clé de la réussite est la lucidité pour bien gérer son temps. En effet, si on arrive à faire passer le temps des études en priorité, on peut facilement réussir à jouer aux jeux en parallèle. Mais il nous confie également qu’il ne faut pas rester dans le virtuel, il faut profiter de la vie “réelle”, de ses amis et de sa famille.



Il nous raconte également une petite anecdote qui pourrait en faire rire plus d’un :


“Ce que mes parents ne comprenaient pas lorsque je vivais avec eux, c’est que le soir, lorsqu’il fallait dîner et que je jouais avec des amis en ligne, je ne pouvais pas faire de pause pour aller avec eux. Alors, cela agaçait mes parents” et la plupart du temps... il mangeait sûrement seul !

Finalement, les jeux vidéo sont-ils néfastes pour nous ?

Et bien d’après Martin, cela ne l’est pas si l’on arrive à gérer son temps, à avoir la lucidité de le faire et à avoir la maturité pour y arriver. Enfin si on n’y arrive pas, on peut toujours demander de l’aide à ses parents ou se mettre un temps déterminé pour jouer.

Bon...ça c’est en théorie...

Merci Martin !



Maxence Jahan, 2nde1