• Marjane Dreux

Juste un mauvais rêve ?

Journal nº7 - 2/06/2021


Nous avons tous déjà été réveillé en sursaut, essouflé, le souffle court et se répétant pour se réconforter : « Ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un rêve... c’est passé ».

Mais, quel était ce fameux « rêve » ? Un cauchemar. Et quel est donc ce cauchemar ?

Un cauchemar est un rêve, causant une forte émotion négative, le plus souvent de la peur ou de l'horreur, mais aussi du désespoir, de l'anxiété ou une grande tristesse qui nous réveille les larmes aux yeux. Les cauchemars sont un type de rêve qui peuvent impliquer des situations de danger, d’urgence, de mal-être psychologiques ou physiques, de terreur. Enfin bref, tout ce qu’il y a de plus agréable pour une douce nuit de sommeil, n’est-ce pas... ? Mais à notre réveil, rien n’est comme quelques heures auparavent, où l’on s’endormait l’esprit tranquille. Les rêveurs se réveillent en détresse et un certain temps est nécessaire pour retrouver le calme pour se replonger dans nos doux rêves.


Cependant, il existe plusieurs types de cauchemars...


- Les mauvais rêves : Généralement, les parents ont l’habitude de rassurer leurs enfants en leur disant : « C’est passé, ce n’était qu’un mauvais rêve... » Au sein de la psychiatrie, c’est pareil ! Souvent, les mauvais rêves sont appelés aussi les cauchemars dans le language courant. Ils causent des émotions fortes et troublantes, un réveil en sursaut suivit de cris, de pleurs, d’effroi et d’axiété. Les causes des mauvais rêves peuvent être dues à un traumatisme vécu, à notre psycologie (chargrin, stress, angoisse) ou encore à une mauvaise alimentation et hygiène de vie (consommation excessive d'alcool, certains médicaments, usage de drogues) mais aussi à un repas trop copieux.

- Terreur nocturne et paralysie du sommeil : Dans cette catégorie finalement assez liée, on distingue, deux autres types de cauchemar.


Le premier est la terreur nocturne, une forme particulière de cauchemar car, au réveil du rêveur, se dernier ne s’en rappelle pas pour une raison simple : ce cauchemar n’est pas une histoire. Ce sont plutôt des sensations, des bruits, des cris, des difficultés à respirer, des sensations d’oppression, de poids, d’agitation. Le rêveur se réveille donc essouflé et transpirant comme si il était mis à rude épreuve.


Puis, le deuxième type est celui de la paralysie du sommeil. C’est une parasomnie selon la Classification internationale des troubles du sommeil, qui est caractérisée par le fait que le dormeur, sur le point de s’endormir ou de se réveiller, malgré la plus puissante des volontés, se retrouve totalement incapable d’effectuer n’importe quel mouvement volontaire. Il est complètement paralysé. Mais une fois un moindre mouvement effectué, le sujet reprend contrôle de lui-même. Généralement, ces situations d’immobilisation sont liée à des hallucinations auditives, sensitives ou visuelles. Par exemple, il est assez courant qu’un dormeur se réveille dans l’incapabilité de bouger et que à l’entrée de sa chambre, dans l’ouverture de la porte, un fantôme, un être l’observe et s’avance vers lui en l’étouffant. Le cerveau est en fonctionnement mais le corps reste immobile. Le sujet, dans l’impossibilité ni d’articuler des sons ni de se déplacer, éprouve un sentiment d’anxiété, d’effroi et d’horreur. Au niveau des chiffres, on estime que 5 à 40% des personnes en souffriront au moins une fois dans leur vie. On parle même de 2 à 60% !



Mais ce n’est rien... malgré tout, tout le monde ne le vit pas, vous pouvez tout de même dormir sur vos deux oreilles ! Ou pas...




Marjane Dreux, 2nde2