• Maria Clara Fontes & Jasmine Arnould

L'éditorial - septième édition

Dernière mise à jour : 28 août 2021

Journal nº7 - 09/06/2021


Jasmine Arnould et Maria Clara Fontes, rédactrices en cheffes du Liermo





Qu’est-ce que la beauté? Vous êtes vous déjà posé la question? Chez les asiatiques, elle est liée à la peau blanche, alors que les occidentaux souhaitent un ton plus bronzé. Les femmes des îles Fidji sont considérées belles quand elles sont grandes alors que dans le reste du monde, il est question d’être maigre. Bref...il faut tenir compte de la culture, du peuple, de l'époque etc. On pourrait même dire qu'il s’agit quasiment d’une perception philosophique.


Une chose est sûre ; les médias, internet, les magazines, la télévision jouent un rôle majeur pour établir des normes de beauté. Par exemple, saviez- vous qu'un magazine féminin a 10 fois plus de contenu de régime et de perte de poids que le magazine d'un homme? Même si vous ne consommez pas ce genre de contenu, il y a de fortes chances que vous soyez déjà impactés à votre échelle par un proche faisant une remarque sur votre physique. Quand il s'agit de publicité de shampoing, nous visualisons presque toujours des femmes minces et grandes avec de longs cheveux raides, et dans les publicités de voitures, des hommes jeunes et musclés.

Ces normes de beauté sont un problème majeur dans le monde. Les gens deviennent tellement obsédés par l’idéologie du corps « parfait », qu’ils suivent des régimes trop restrictifs, subissent des chirurgies esthétiques inutiles et compromettent leur santé physique et mentale. La pression est telle, que si l'on ne suit pas ces normes, on nous fait penser que nous ne serons jamais heureux et aimés. Les conséquences? Des troubles de l’alimentation qui conduisent à l’anorexie et la boulimie, lorsque les gens essaient de perdre du poids au-delà de ce que le corps peut gérer, et la dépression, quand ils ne parviennent pas à atteindre ce modèle inaccessible.


Le problème se pose également car les enfants sont exposés dès le plus jeune âge, à des jouets et des dessins animés qui imposent un modèle de beauté. Prenons l' exemple de Barbie. Selon une étude faite, si elle était une vrai femme, elle serait incapable de lever sa tête (en raison de sa taille) ou alors de prendre des choses lourdes avec ses mains. Sa très petite ceinture lui laisserait la place à peine pour la moitié de son foie et un seul rein. Marcher serait une tâche assez compliquée pour elle, dû à ses très petites chevilles.

Mais ces normes de beauté ne sont pas actuelles. La société a toujours eu des stéréotypes de référence, des modèles, tout au long de l’histoire. Dans la Grèce antique, Sparte était le lieu de référence d’hommes forts et parfaits pour combattre dans la guerre. Dans l’ancien régime, les femmes idéales étaient « potelées », pour montrer l’abondance de la Cour à l’époque.



Avec l'apparition des réseaux sociaux on a assisté au phénomène du “body shaming” (honte du corps), qui consiste à se moquer, humilier ouvertement quelqu'un sur son corps . 30% des français en seraient victimes. Le sentiment d'insatisfaction est grandement exploité par le marché de l'esthétique. Moins une femme n'aiment sa peau, plus elle dépensera des produits cosmétiques. Et puisqu’on a cité l’argent, connaissez-vous la taxe rose? Il se peut que vous n'en ayez jamais entendu parler mais certainement vous l’avez déjà payé (très chère). En effet, pour le même produit, quand celui-ci est destiné au marché masculin, le prix est bien souvent bien moindre que s'il est diffusé auprès d'un public féminin. Dans ce cas seul le packaging change (couleur rose ou des nuances similaires pour les produits destinés au public féminin).

On a pris conscience récemment que ces normes de beauté peuvent générer des problèmes de santé publique. Par conséquent, il est nécessaire qu’il y ait, avec la transformation et le soutien des médias, la reconstruction du concept de modèle de beauté. Ainsi, par l’adoucissement des publicités fantastiques et avec des modèles aux proportions corporelles, aux couleurs et à l’ethnicité différentes, on pourrait diversifier le concept de mode et insérer dans la société l’idée que chacun est comme il veut être, sans règles et tabous. Il faudrait rééduquer la population et ainsi apporter des informations aux enfants et aux jeunes afin que le paradoxe d’avoir de l’argent et de ne pas manger pour rester mince – alors que beaucoup ont faim et sont misérables sur la planète – soit éliminé.


Apprendre à s’aimer et à s’accepter est le véritable chemin vers le bonheur. Et puis comme Antoine de Saint-Exupéry l’a bien dit, « nos différences loin de nous léser doivent nous enrichir ».


Ça nous a inspiré quelques vers:

Outro dia

Estava pensando sobre a vida, sobre a sociedade

e que falta de diversidade!

Ser você, como gosta de ser?

Na sociedade, você não vai caber.

Vão te olhar errado, como se estivesse cometendo um grande pecado.

Hoje em dia, ser você é crime.

Querem que você se reprime

E isso te oprime e até te deprime.

E se você for tentar sair de uma casa,

cuidado com que ela não te discrimine.

A sociedade impõe o preconceito

E padrões, que ela julga perfeitos

Nós temos que lutar para assumir nossa forma de pensar

Lutar contra os estereótipos de beleza

E sair da padronização por mais difícil que isso seja

Isso é a sociedade.

E se você for como ela quiser,

você obtém notoriedade.

Ninguém é igual você, e isso deve valorizar

Pois em casas da sociedade, muitos querem estar

Pelos simples fato,

Deles não verem isso como um assassinato

A sociedade mata as diferenças.

Dia após dia

e nós estamos aqui, sem perceber,

tudo isso por causa da mídia.

Quero liberdade

E por ela vou lutar.

Para que a sociedade não vença

Para dar fim ao assassinato das diferenças.


Jasmine Arnould, 2nde2 et Maria Clara Fontes, 1ere2