• Kaliyana Coudassot

Le lac qui crache des restes humains

Journal n 10 - 02/11/2021


A 5 000 mètres d’altitude, dans l’Himalaya, il existe un lac appelé “lac Roopkund” qui expulse littéralement des cadavres humains.

Cela n’arrive qu’une fois par an, quand il dégèle.


Toute cette histoire remonte à 1942, quand un garde forestier découvrit cette scène mais pensa simplement que c’était les restes d’un petit groupe d’explorateurs qui, malheureusement, n’avaient pas réussi à survivre dans les conditions extrêmes du lieu. Quelques jours passèrent et l’époque du dégèle du lac arriva. Le garde se rendit vite compte que ce n’était pas les cadavres d’un petit groupe d’explorateurs ou alors très grands voire énormes.


Ce lac était pratiquement un cimetière de squelettes. Personne ne savait l’identité de ces personnes, depuis quand ils étaient là et qu’est-ce qui leur était arrivé.


N’oublions pas que nous sommes en 1942, c’est-à-dire, pendant le Seconde guerre Mondiale et pour cette raison, les gens assument qu’il s’agissait de soldats japonais qui n’avaient pas réussi à survivre et étaient morts là.


FAUX, après avoir étudié les corps, on apprit que ces cadavres étaient là depuis des centaines d’années et retour à la case départ: personne ne sait rien.


Quelques années plus tard, en 2004, l’équipe du National Geographic décida d’aller refaire une recherche sur place et emmena avec elle quelques corps pour les examiner et faire des tests d’ADN. C’est grâce à cela qu’ils découvrirent que les squelettes étaient là depuis l’année 850. Les experts conclurent que c'étaient des voyageurs indiens accompagnés de guides (locaux) qui traversaient le lac.

Bien: une énigme résolue.


Maintenant, on voudrait savoir ce qui leur était arrivé pour mourir comme ça.

En étudiant les corps, on apprit que ces personnes étaient mortes à cause d’un fort coup sur la tête, mais cela ne pouvait pas être une coïncidence.

Il existait une théorie basée sur le fait qu’une forte grêle serait tombée sur ce groupe de personnes mais cela s'avère faux quand, en 2019, des experts découvrirent qu’il s’agissait de trois groupes de personnes génétiquement différentes et qu’ils avaient aussi plus de deux siècles d’écart entre eux.


C’était donc impossible qu’une même catastrophe naturelle ait eu lieu trois fois au même endroit et juste quand un groupe de personnes traversait le lac.

Il n’existe donc aucune réponse à cette question jusqu’à maintenant et on dirait que personne ne saura jamais ce qu’il s'est passé dans le lac de Roopkund.

Étonnant non ?


Kaliyana Coudassot, 2nde2