L’explosion des cas en Inde

Journal nº7 - 2/06/2021 Depuis avril, l’Inde est plongée dans une véritable tempête sanitaire. Pays contant plus d’un milliard d’habitants, passe d’une moyenne de 12 mil cas par jour, à des chiffres affolants – 4 000 décès et 400 000 nouveaux cas par jour – et toute la planète a pu voir les images des centaines de bûchers funéraires brûlant en permanence un peu partout dans le pays. En fevrier, le pays se pensait sur la voix de l’immunité collective. En février, à peine 15 mil nouveaux cas de contaminations étaient officiellement recensés. Alors les indiens ont baissé la garde, abandonné les gestes barrières. Ces dernières semaines des évenements politiques et festivals religieux ont réunis plusieurs millions de personnes sans masque ou distanciation physique. Depuis, la courbe de contamminations s’envole avec une augmentation journalière du nombre de décès. Pourtant, il y a un mois, le pays se vantait d’avoir maîtrisé la pandémie. Les contaminations étaient au plus bas, et la vie sociale avait repris son cours. Bars, restaurants, cinémas avaient rouvert, tout comme les piscines, accueillaient à nouveau du public. «Franchement, jusqu’au début de cette année, nous vivions comme si le virus n’existait pas»; «C’est entre fin mars et début avril que tout a basculé.» Raconte une Française installée dans la capitale indienne. « C’est entre fin mars et début avril que tout a basculé. » Avec plus de 23 millions de cas de Covid-19 recensés, l'Inde est bord de l'asphyxie et les hôpitaux peinent à traiter les nombreux patients contaminés. Les services d’urgences totalement saturés, les malades sont colés les uns aux autres, plusieurs en situation critique n’ont même pas de lit et sont obligés d’être soignés assis. Au cours des dernières 24 heures, l'Inde a recensé 357 229 nouvelles contaminations, selon le ministère de la Santé. Les décès ont augmenté de 3 449 pour atteindre 222 408 au total et ne cesse d’augmenter. De nombreux experts estiment cependant que le nombre réel est beaucoup plus élevé. Le pays de 1,3 milliard d'habitants, frappé par une deuxième vague d'une grande virulence, a recensé huit millions de nouvelles contaminations depuis la fin mars. Tout le pays est en état d’alerte. Bombay s’est reconfinée, New Delhi a imposé un couvre-feu à sa population et, partout sur le territoire, de nouvelles restrictions se mettent en place. La crainte d’un nouveau confinement généralisé fait fuir des milliers de personnes des grandes villes vers la campagne. Des scientifiques ont avancé l’idée d’une immunité collective dans les grandes villes du sous-continent. Mais l’apparition du variant indien, dit « double mutant », a détruit tout espoir de retrouver une vie normale. … Ce mutant est un mélange du variant Sud-africain et d’autres mutations. Fort de nouveaux symptômes, ce nouveau virus se propage cinq fois plus vite que lors de la première vague. Pire : cette mutation indienne semble désormais échapper aux test PCR. Une bombe à retardement pour l’Inde, dont la campagne de vaccination a pris du retard… Des patients qui ont été vaccinés, l’attrapent quand même... Vu l’empleur que ce nouveau variant prend, cela risque de rester encore longtemps. En Inde,il y a 4 nouveaux cas par seconde et plus de 2 décès par minute au cours des dernières 24 heures . Manque d’appareil respiratoire, le chemin vers 'hopital devient le chemin de la fin, de la mort. Les rares bouteilles d’oxygène encore disponible se revendent à prix d’or. Désormais, une bouteille qui coutait 150 euros, peut être acheter à 600 euros pour sauver leur vie. Le gouvernement de l’Inde est incapable de leur fournir de l’oxygène, le système a complètement faillit. Face à cette catastrophe, la situation est desormais hors de contrôle. Les habitants ne savent pas si ils ont atteint le pic ou si le pire est à venir. Cette novelle vague est bien plus grave que celle du début de la pandémie il y a un an, les formes de contaminations sont plus sévères, dès l’arrivée à l’hopital, l’état des patients s’aggravent très vite, et atteignent de plus en plus de jeunes. Clarisse Lagore, 1ere3

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