L'anorexie mentale

Journal n 9 - 2/09/2021 L’anorexie mentale est l’un des troubles des conduites alimentaires qui se manifeste par une forte préoccupation de l’apparence, un manque ou une absence d’amour-propre, une peur de ne pas être accepté, un complexe physique très encombrant, une tendance à se comparer qui entraîne des restrictions alimentaires considérables. C’est un refus catégorique de maintenir un poids corporel normal et par des mesures extrêmes et intentionnelles visant à perdre du poids ou à ne pas en prendre en période de croissance. Ce trouble se retrouve la plupart du temps chez les adolescentes qui sont en permanence en contact avec les stéréotypes et exigences de la beauté mais de plus en plus de garçons et d’adultes en sont victimes. Les causes de cette anorexie sont inconnues et multiples car tous ces mécanismes et ces pensées sont complexes. Cette anorexie mentale est fortement caractérisée par une perturbation psychologique de l’image du corps : la dysmorphophobie. C’est une crainte obsédante d’être laid à ses yeux et de se voir dans le miroir plein de défauts, un physique monstrueux et une image dégradée. Ceux qui en souffrent ne prennent pas soin d’eux, se font du mal psychologiquement et/ou physiquement (drogue, alcool, cutting) et sont souvent tristes, déprimés, anxieux et inquiets. La principale cause de ce facteur peut-être l’abus émotionnel ou sexuel de l’enfance ou le harcèlement scolaire. Ce problème peut-être traité par des médicaments (mais le sujet en devient vite dépendant), la mise en place d’un régime nutritionnel ou une aide morale comme un psychologue, un médecin, un proche, un ami de confiance. L’anorexie mentale est avant tout le désir de se contrôler et de contrôler ses émotions souvent trop fortes et intenses. Ces sujets sont souvent très sincères dans leurs émotions et sentiments mais ont du mal à s’exprimer et vivent avec la peur d’être jugés, de ne pas recevoir l’affection qu’ils donnent, en retour. Pour lutter contre cela, ces individus et principalement les adolescents, tentent de se montrer au meilleur d’eux même sur les réseaux, par exemple. De l’autre côté de la toile, certains pensent et disent alors qu’ils ne souffrent pas de leur trouble puisqu’ils se montrent à l’aise avec eux même en s’exposant. Mais c’est justement le contraire : se présenter aux yeux de tous peut-être une façon intérieure de lutter, de tout faire  pour se diriger vers le chemin de l’amour-propre et de l’acceptation. Ce n’est pas forcément pour prouver aux autres que tout va bien mais plutôt pour se convaincre que l’on peut se sentir mieux avec soi-même. Mais il faut rester vigilant car les réseaux peuvent justement être une source toxique de comparaisons, de critiques négatives et de regards malveillants. Les conséquences de ce trouble peuvent nuire au quotidien des individus et entraîner une fatigue constante, des troubles du sommeil, une défense immunitaire plus faible, des problèmes de concentration... Les conséquences peuvent même être plus graves. Le patient peut souffrir de problèmes cardiaques, qui sont une cause fréquente de décès, des vomissements, des évanouissements fréquents, etc… Ce trouble fait des individus qui en souffrent des gens fragiles et sensibles. Ils sont une cible facile et exposée aux critiques, offenses et violences. Ils nécessitent de l’aide et du soutien, d’un médecin mais aussi de quelqu’un qui sache les écouter et leur parler. Parfois perdus et égarés dans leurs malheurs et esprit, trouver du réconfort leur offre de la joie et du bonheur chez quelqu’un, leur fait oublier ce qui les rend plus vulnérable : leur apparence. Marjane Dreux

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