Métier : Fundraiser

Journal nº2 - 02/11/2020 Si vous souhaitez faire partie de divers projets, associations, ONGs ou peut-être même fonder votre propre petite entreprise, il y a de fortes chances que vous rencontriez le métier de fundraiser sur votre chemin. Aussi connus sous le nom de professionnels de la collecte de fonds, les fundraisers sont des personnes dont le travail ou la tâche consiste à rechercher un soutien financier pour un organisme humanitaire, une institution ou une autre entreprise. Si nous prenons l’exemple d’un fundraiser travaillant pour une association à but non lucratif, son but est de chercher des financements pour que l’association puisse mettre en place son projet. Ils font le lien entre les acteurs économiques du territoire, c’est-à-dire les donateurs, et l’organisation. Ainsi, c’est grâce à leur collecte de fonds que l’association peut exister, ce qui fait d’eux la base de son fonctionnement. L’aspect intéressant de ce métier repose sur le fait de pouvoir collecter des fonds pour une cause à laquelle l’individu est attaché. Comme dirait Laurent Mellier, membre du conseil d’administration de l’AFF (Association Française des Fundraisers) : « œuvrer de cette façon au service de l’intérêt général donne un véritable sens à notre travail ». En plus, ce secteur est toujours en constante mutation et progression, surtout par rapport à ses méthodes et pratiques. Si vous souhaitez exercer un métier qui vous oblige à réfléchir et chercher des solutions tout en s’adaptant à l’évolution du milieu où vous vous trouvez, je vous recommande d’aller regarder de plus près celui de fundraiser. D’ailleurs, pour comprendre plus concrètement en quoi il consiste, nous avons eu la possibilité d’interviewer Renata Nabuco, qui travaille dans le département de Relations Externes et Fundraising de l’association à but non lucratif DNDi (Drugs for Neglected Diseases iniciative) d’Amérique Latine. Cette association développe des médicaments pour des maladies tropicales négligées, comme la maladie de Chagas, et aussi pour d'autres maladies qui affectent des patients négligés, comme l'hépatite C. (Les maladies négligées sont des maladies qui affectent surtout des populations pauvres mais qui ne représentent pas un marché lucratif pour l'industrie pharmaceutique et ne reçoivent pas d'investissements suffisants dans la recherche et l'innovation.) Quel est votre rôle au sein de l’association DNDi ?
Mon rôle est de mobiliser ou lever des fonds du secteur public et privé pour appuyer les projets de recherche menés par l’organisation dans la région. Nous présentons des propositions de projet pour financement surtout à des gouvernements du monde entier. Le gouvernement français, par exemple, est un des principaux donateurs de DNDi à travers l’Agence Française de Développement. Nous recevons aussi des contributions de la Bill et Melinda Gates Foundation, de Médecins sans Frontières (un de nos fondateurs), ainsi que d’autres fondations privées et d’individus. Comment faites-vous pour trouver des investisseurs et des personnes prêtes à financer votre projet ? Nous cherchons des investisseurs qui ont un intérêt à contribuer à la santé globale et à aider les populations les plus pauvres de la planète. En même temps, nous faisons des efforts pour sensibiliser d’autres investisseurs sur l’importance de contribuer au développement de la recherche pour des maladies qui affectent des populations négligées. Quelles sont les difficultés et les intérêts de faire ce métier ?
Le métier de fundraiser dans une organisation comme la DNDi est très intéressant. C’est passionnant de travailler pour une cause si importante, et aussi intéressant de faire partie d’une équipe interdisciplinaire et internationale. C’est, néanmoins, un travail plein de défis, principalement dans un contexte de crise économique, dans lequel les gouvernements et individus ont moins de capacité d’investissement. Est-ce qu’il y a des études à faire ou des formations à avoir pour pouvoir exercer le métier de fundraiser ? Il n’existe pas beaucoup de formations spécifiques en fundraising. Avoir une formation de base en science politique, sciences sociales ou relations internationales est à mon avis idéale pour ce métier. C’est un travail qui exige de fortes capacités de recherche, d’écriture, de développement et de gestion de projets, de marketing et de négociation. Par conséquent, des formations additionnelles en marketing, politiques publiques, et/ou gestion de projets sont valorisées. Julia Marques, 1èreA

Métier : Fundraiser