Métier : Psychologue avec spécialisation en abus de drogues et troubles alimentaires

Journal n 10 : Psychologue : Claudia Netto, formée à la PUC-RJ -Quel a été votre parcours pour devenir psychologue ? R: J’ai décidé de laisser tomber la traduction et j'ai embrassé les études de psychologie il n’y a pas très longtemps, l'année dernière j’ai fini mes dernières spécialisations en dépendance chimique et aussi en troubles alimentaires. J'ai suivi les cours de spécialisation à PUC-RJ. -Où travaillez-vous ? R: Avant la Pandémie j'avais ma salle et aussi je travaillais à un Institut, maintenant je ne travaille qu'à distance, et j'avoue que j'aime bien ça. -Quelle est votre charge horaire de travail ? R: La quantité d'heures de travail est très variable, ça dépend de la quantité de patients, aussi de combien de temps on décide de se consacrer, il ne faut pas oublier de laisser toujours un temps pour les études, on peut toujours s'améliorer dans nos techniques. Personnellement, je n'aime pas travailler les vendredis, donc, je travaille pendant 10 heures deux fois par semaine, les autres jours je travaille moins. *Maintenant pour les questions les plus personnelles* -Qu'est-ce qui vous a motivé à vous spécialiser dans la toxicomanie (abus de drogues) ? R: Pendant ma formation, j'ai travaillé dans un hôpital qui recevait des patients psychotiques en crise. J'aime beaucoup travailler avec la santé mentale et dans cet hôpital j'ai connu plusieurs jeunes qui avaient leurs premiers épisodes psychotiques dû à l'usage de cannabis, marijuana. Ça m'a impressionnée. Surtout vivant au Brésil car nous avons tendance dans notre société à trouver que le cannabis est "cool", relaxant et ne provoque aucun problème... -Et pour les troubles de l'alimentation ? R: Pour les troubles de l'alimentation c'est différent. L'alimentation m'a toujours intéressée et la quantité croissante des personnes malades d'obésité m'a poussé à regarder cette affaire de plus près. L'obésité est un problème visible, mais ce n’est qu’un des troubles alimentaires. L'anorexie et la boulimie sont aussi des troubles très graves, entre autres. C'est un sujet assez large. Mais, les troubles alimentaires et la dépendance chimique ont un point commun : la compulsion. -Depuis quand avez-vous eu envie de faire de la psychologie et pourquoi ? R: J'ai toujours étudié la Psychologie et aussi la Psychanalyse. J'étais traductrice à l'origine. En approchant la cinquantaine, je me suis rendu compte que j'avais encore beaucoup à faire et que j'en avais assez de traduire. Donc j'ai décidé de changer de voie et j'ai découvert une vraie passion. -Avez-vous toujours eu un profil en sciences humaines ? R: Oui, j'ai commencé mes études par le Droit, mais à la fin de la troisième année j'ai laissé tomber et décidé de suivre un cours de Lettres. J'ai un Master en Littérature Comparée à la Sorbonne. -Comment se sont passées vos études ? La duration, où avez-vous obtenu votre diplôme et quelle a été votre expérience ? R: J'ai toujours été bonne élève, et grâce à une bonne formation scolaire jusqu'au lycée, j'ai jamais eu de difficulté à passer dans des concours, cependant, je crois que j'aurais dû faire des tests d'orientation professionnelle de bonne qualité, avant de commencer mes études universitaires. J’ai réalisé ma formation en 7 années au total. Au brésil il faut faire un cursus de 5 années, d’université de psychologie (qui a l’équivalent d’un master). Il faut ensuite faire 2 ans pour chaque spécialisation, mais on peut les faire en même temps pour aller plus vite (par exemple j’ai fait ma spécialisation en toxicomanie et troubles alimentaires en même temps ce qui m’a pris deux ans). -Quels conseils donneriez-vous aux étudiants plus jeunes qui envisagent de suivre le même parcours ? R: Suivre une thérapie. Être Psychologue sans avoir été patient est possible mais est pauvre en expérience. Étudier plusieurs théories différentes, avoir toujours l'esprit ouvert. -Aujourd'hui, quels sont les plus grands défis de votre profession ? R: En fait, avec la pandémie je crois que la demande d’assistance psychologique est très élevée, ce qui est dommage, cela signifie qu’il y a plus de dépression, anxiété etc... Le préjugé contre les séances en-ligne est tombé, ce qui est positif. Avec le terrorisme, les pandémies, la violence, etc les hommes se sentent de plus en plus vulnérables, avec les progrès des neurosciences, la psychologie peut venir à l’aide d’énormément de personnes, et nous pouvons aider à trouver l'équilibre de chacun. -Et quelle est votre partie préférée de votre métier ? R: J'adore la clinique, mais ma partie préférée c'est quand je peux dire à un patient qu'il peut continuer sans moi. Noemi de Carvalho, TA

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